[18] son soleil réel

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« Le fondement de la critique irréligieuse est : c’est l’homme qui fait la religion, ce n’est pas la religion qui fait l’homme. Certes, la religion est la conscience de soi et le sentiment de soi qu’a l’homme qui ne s’est pas encore trouvé lui-même, ou bien s’est déjà reperdu. Mais l’homme, ce n’est pas un être abstrait blotti quelque part hors du monde. L’homme, c’est le monde de l’homme, l’État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, conscience inversée du monde, parce qu’ils sont eux-mêmes un monde à l’envers. La religion est la théorie générale de ce monde, sa somme encyclopédique, sa logique sous forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa consolation et sa justification universelles. Elle est la réalisation fantastique de l’être humain, parce que l’être humain ne possède pas de vraie réalité. Lutter contre la religion c’est donc indirectement lutter contre ce monde-là, dont la religion est l’arôme spirituel.
La détresse religieuse est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.
L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence que formule son bonheur réel. Exiger qu’il renonce aux illusions sur sa situation c’est exiger qu’il renonce à une situation qui a besoin d’illusions.(…) La critique de la religion détruit les illusions de l’homme pour qu’il pense, agisse, façonne sa réalité comme un homme sans illusions parvenu à l’âge de la raison, pour qu’il gravite autour de lui-même, c’est-à-dire de son soleil réel. »

Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel

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Koyemsi, Tête-de-Boue

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clown hopi, habitant les nuages

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[017] pas encore et déjà

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un mantra singulier qui résonne en moi depuis 20 ans et surgit chaque fois comme un léger pincement de lèvres…

La mort de Virgile de Hermann Broch

Hermann Broch, La mort de Virgile, L’Imaginaire (Gallimard, 1990)

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[016] Trois traces

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Les personnages de Sylvie Germain
p85 “Y a-t-il vraiment une différence entre un personnage de fiction et un moi-personnage d’autofiction ? (…) on trafique et tricote des fragments de la réalité pour mieux fabriquer du réel.”
p103 “Elle a fait un tremble de silence.”

Les Trois Grâces – Raphaël (Château de Chantilly – Musée Condé)

Les Trois Grâces

Suicide d’Edouard Levé
p43 “Parfois, lassé de perfectionner les perfections, tu abandonnais le travail, sans le détruire, ni le finir.”

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glory/hole : chatroulette I

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chatroulette

glory/hole : chatroulette I

galerie de portraits “bruts”
au rythme d’un zapping
des éclats lumineux pour passages

l’un l’autre
attendre l’autre
fragments d’être
cadre de vies
regards perdus
inquiétudes
échos d’effrois
morceaux  de corps
théâtre de personne
noirs
se voir vu
seuls ensemble

Téléchargez ce film (format AVI-mpeg) : glory/hole : chatroulette (9,6Mo)
Plus d’infos sur le projet glory/hole.

Retrouvez l’ensemble des films à télécharger sur la page “_shop“.

cc – Creative Commons christophe antiphon 2010 Paternité/Pas d’utilisation commerciale/Pas de Modification CreativesCommons

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Trouver l’outrenoir

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Soulages

Exposition Pierre Soulages, Centre Georges Pompidou.

«J’ai inventé le mot outrenoir, au-delà du noir, une lumière transmutée par le noir et, comme outre-Rhin et outre-Manche désignent un autre pays, outrenoir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui du simple noir.» Pierre Soulages

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[015] théorie du Bloom

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Extraits de Tiqqun, Théorie du Bloom, La fabrique éditions :

- p26 : “Anges vides, créatures sans créateur, mediums sans messages, nous marchons parmi les abîmes.”

- p28 : “…et continuons de vieillir comme si nous devions rester jeunes. D’un mot : nous vivons comme si nous étions déjà morts.”

- p30 : “…dans l’ignorance exténuée de soi…”

- p37 : “Ce que nous sommes, c’est précisément cette défaillance, qui peut, s’il lui plaît, se choisir le masque du sujet.”

- p43 : “…au risque de finir par donner un visage à l’invisible.”

- p55 : “Le branché est le Bloom qui se propose au monde comme forme de vie tenable, et pour cela se contraint à une stricte discipline de mensonge.”

- p82 : “Chassé de tout lieu propre, il [le Bloom] est lui-même devenu un lieu.

- p83 : “Pessoa : Pour me créer, je me suis détruit ; je me suis tellement extériorisé au dedans de moi-même, qu’à l’intérieur de moi-même, je n’existe plus qu’extérieurement. Je suis la scène vivante où passent divers acteurs, jouant diverses pièces.

- p83 : “Goutte à goutte, par un perlement régulier, son être suinte, file et s’extravase.”

- p84 : “De là aussi que le Bloom soit au fond un esprit libre, car il est un esprit vide.”

- p103 : “Personne n’a jamais imaginé qu’à côté de moi se tenait toujours quelqu’un d’autre, qui était moi en fin de compte. On m’a toujours cru identique à moi-même. Bernado Soares, Le Livre de l’intranquillité.”

- p113 : “…la violence de la déflagration croît avec l’excès du confinement.”

- p117 : “Il y a, par-delà les lande les plus extrêmes de l’aliénation, une zone claire et apaisée où l’homme est devenu incapable d’éprouver aucun intérêt pour sa propre vie, ni même un soupçon d’attachement à son endroit.”

- p122 : ” …au contact de la mort, la vie cesse d’un coup d’aller de soi. Le devoir de décision qui sanctionne toute existence proprement humaine a toujours eu partie liée à l’approche de cet abîme.”

- p130 : “Il y a un certain risque physique à être métaphysiquement nul.”

- p133 : “La théorie/ est un état,/ un état de sidération.”

- p134 : “…la pratique de soi comme trickster.” […] “Se détacher de son détachement par une pratique consciente, stratégique de dédoublement de soi.”

- p135 : “…une société ouvertement secrète…” […] “…nous ne pouvons que déserter à l’intérieur de la situation…”

- p138 : “Ce texte est un pacte. / Le protocole d’une expérimentation qui s’ouvre / entre déserteurs.”

maintenant

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Figures

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famille

Figures (modelage, Hipstamatic sur iphone + photoshop).
christophe antiphon 2010 (cc – Paternité/Pas de modifications)

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iphone + creative commons

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Un album sur flickr où voir et télécharger les photos prises avec Hipstamatic (entre autres applications) sur l’iphone : iphone/cc. Photos sous license Creative Commons (Paternité/Pas de modification)

Monumenta 2010 - Christian Boltanski

Personnes de Christian Boltanski (Monumenta 2010) photos faite avec Hipstamatic (sur iphone) le 17/01/2010. Christophe Antiphon (cc – Paternité/Pas de modifications)

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